Factur-X, UBL, CII : c'est quoi ?
La réforme n'impose pas un seul fichier, mais des factures structurées. Trois formats sont admis pour faire circuler les mêmes informations obligatoires : Factur-X, UBL et CII. Le logiciel ou la plateforme produit le fichier. Vous n'avez en principe pas à écrire de XML vous-même.
Factur-X
Factur-X est un format hybride. La personne qui ouvre la facture voit un PDF. Dans le même fichier se trouve un jeu de données structuré, lisible par une machine. C'est souvent le format le plus parlant pour une TPE, parce que le document reste consultable sans outil spécial, tout en permettant à la plateforme d'en extraire les montants, les identités et la TVA.
Un PDF « simple », exporté depuis un traitement de texte ou scanné, n'est pas un Factur-X. Il lui manque la partie structurée. Plusieurs éditeurs proposent de convertir un PDF par reconnaissance de caractères : c'est une aide, pas une garantie. Le résultat doit être contrôlé.
UBL
UBL (Universal Business Language) est un format XML répandu dans les échanges entre entreprises et dans plusieurs réseaux européens. Il n'a pas de page PDF jointe : c'est la donnée qui fait foi, et c'est le logiciel qui la présente à l'écran. Utile si votre outil ou celui de votre client travaille déjà ainsi, moins confortable si vous comptiez envoyer une pièce jointe lisible telle quelle.
CII
CII (Cross Industry Invoice) est l'autre grand format XML, porté par les travaux UN/CEFACT. Les données utiles d'une facture — qui vend, qui achète, quelles lignes, quels totaux, quelle TVA — y sont structurées selon ce modèle. Factur-X s'appuie d'ailleurs sur des données de cette famille, encapsulées dans le PDF.
Faut-il choisir un format ?
Pour la plupart des indépendants, non. On choisit une plateforme ou un logiciel, et c'est lui qui émet dans un format accepté. Une plateforme agréée peut convertir une facture vers le format attendu par le client, dans des conditions qui doivent préserver l'intégrité des données, leur authenticité et leur lisibilité. C'est l'un des rôles décrits par la DGFiP, pas une option marketing.
En revanche, il est utile de vérifier trois choses sur la fiche de l'éditeur : le format est-il nommé (beaucoup de pages ne citent que Factur-X), l'e-reporting est-il mentionné, et l'offre que vous visez inclut-elle bien l'émission, pas seulement la réception. FacturePulse ne complète pas ces points quand la page publique ne les dit pas.
Et le secteur public ?
Facturer une administration ne se confond pas avec la facture électronique entre entreprises. Le circuit vers le secteur public, historiquement Chorus Pro, reste un sujet distinct. Une plateforme peut annoncer un accès à ce réseau : ne le supposez pas s'il n'est pas écrit.
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